J14 lundi 20 janvier : Nous prenons notre bus pour Ipoh le matin à 8h pour 2h30 de route. Comme d’habitude, le bus est propre, climatisé et ponctuel. La gare routière se trouve excentrée de la ville, donc une fois arrivés, nous attendons une heure pour un autre bus qui nous amènera dans le centre de Ipoh. Nous croisons par hasard Emma et Jean-Marie qui sortaient de leur bus direction Penang pour une petite pause.
Nous arrivons à notre hôtel vers 11h. En attendant l’heure de notre check in, nous laissons nos gros sacs à l’accueil et partons à la découverte de la ville. Il nous faut 15 minutes à pied pour atteindre l’office du tourisme de Ipoh afin de récupérer une carte de la ville ainsi qu’une autre carte répertoriant ses principaux « street art ».

Après un repas et un Ipoh White Coffee, spécialité de Ipoh mais qui n’est pas blanc (va comprendre…), nous partons, tel des chercheurs d’or, à la recherche des peintures de rue. La carte en compte sept mais rapidement nous comprenons que la ville en est remplie tous plus beaux les uns que les autres. Nous guettons donc chaque coin de rue.

Fatigué de notre réveil très matinal, des jours de trek à Cameron Highlands et par la chaleur étouffante par rapport à nos trois derniers jours, nous décidons d’aller nous reposer à l’hôtel. Notre chambre n’a pas de fenêtre ça fait un peu bizarre mais bon nous nous y ferons, plus qu’à l’odeur de cigarette venant du couloir…
Après trois bonnes heures de repos, d’écriture de blog et de recherche sur Ipoh, nous ressortons à la fraiche pour continuer de se balader dans la ville, qui est en réalité la vieille ville d’Ipoh. Au moment de chercher un resto, nous discutons avec un habitant qui nous conseille fortement un resto indien qui se trouve à quelques pas. A peine assis à table, une serveuse nous demande ce que nous voulons manger en nous montrant l’écriteaux avec les plats écrits en malais ou indien. Voyant la détresse de nos « euh » et de nos « mmmh », notre voisine de table nous explique ce qu’elle et son mari ont pris et nous commandons la même chose, un Tosai nature. C’est une sorte de crêpe de pain avec des sauces plus ou moins épicées et du poulet : c’est très bon. Au cours du repas, nos regards vont de nouveaux sur la pancarte des plats et nous voyons « Capathi sugar » – quelque chose au sucre. Nous choisissons de tester ce plat en espérant que ça allait être un dessert. Bingo ! C’est une crêpe faite en farine de riz avec du sucre. Cela a fait un bien fou de manger du sucré après un repas.
J15 mardi 21 janvier : Après une grâce matinée, nous sortons pour aller voir l’autre partie de Ipoh, celle de la ville nouvelle. Après avoir passé le pont menant à l’autre rive, nous apercevons une jolie mosquée. Ce qu’il faut savoir, c’est que la grande partie des malaisiens sont de religion musulmane d’où la présence d’au moins une mosquée par ville. Nous ne sommes pas rentrés à l’intérieur car nous n’avons pas la tenue adéquat (short).
Mais le fait d’être passés par la rue de la mosquée, nous a permis de découvrir LA rue du street art. Sur un demi-kilomètre, les murs sont peints de dessins de tout genre.

Certains sont liés à la religion, une personne s’est arrêtée devant un des dessins pour y faire des prières ; d’autres sont porteurs de messages, une baleine avec la tête dans un sac plastique ou bien un jeune tenant son téléphone pour faire lanterne.

Le passage par cette ruelle a été le meilleur moment de notre séjour à Ipoh et nous avons hâte d’arriver à Georges Town puisque cette ville est notamment réputée pour son street art.

Après un passage dans le marché central de la ville, nous arrivons au jardin japonais que nous avions repéré au préalable. Et là nous avons eu un mini raté car ce n’était pas super… Déjà nous avons tourné autour du jardin pendant 20 minutes afin de trouver l’entrée. Puis arrivé à l’intérieur, il n’y avait qu’un coin d’eau avec quelques pierres et galets blancs, pas de quoi s’extasier…

Au moment de repartir, nous avons discuté avec un habitant de Ipoh qui après lui avoir dit que nous venions de France, était fier de nous raconter sa venue à Paris quelques mois auparavant. Il ne comprenait pas qu’en tant que Français nous ne connaissions pas « disniley » (à prononcer en anglais avec un accent malais pas très compréhensible)… Après plusieurs minutes de discussion, nous avons compris que son « disniley » était en réalité Disneyland. Nous repartons toujours joyeux de ces courts moments de discussion avec les locaux, car les malaisiens ont un sourire et une bonne humeur contagieuse.
Après notre repas nous repartons à l’hôtel pour nous reposer (et oui c’est repos à Ipoh) avant de ressortir en soirée pour voir quelques bâtiments de la vieille ville. Pour ce qui est du repas du soir, nous faisons une pause dans le riz et poulet épicé pour revenir à des fondamentaux de la cuisine occidentale : deux bons hamburgers et un gâteau au chocolat. Bien entendu, c’est beaucoup plus cher que nos repas habituels, mais il faut savoir suivre ses envies et se faire plaisir de temps en temps.

Nous rentrons ensuite pour faire nos sacs afin de prendre le bus demain matin de bonne heure direction l’île de Pangkor.

