J48 dimanche 23 février : Aujourd’hui, nous rejoignons Mawlamyine (oui c’est imprononçable… ) en bateau. Il était aussi possible de faire le trajet en bus, mais on nous a conseillé le bateau pour les beaux paysages. Et puis ça change du bus et des routes chaotiques que nous avons pu tester depuis le début. Une petite camionnette vient nous chercher à 12h45 à l’hôtel, et nous dépose à l’embarcadère. C’est une barque assez grande (pour le Myanmar) où nous tenons à 16 personnes avec tous nos bagages.

La route se fait tranquillement, et nous avons le temps d’apprécier les paysages qui sont effectivement très beaux !

Après quatre heures de trajet, nous arrivons enfin à Mawlamyine. Une camionnette taxi nous attend à l’arrivée pour nous déposer à l’hôtel. Nous entassons les sacs et autres valises au fond et nous nous entassons nous aussi dans le peu d’espace qu’il reste (nous étions dix au total, mais Thomas a eu la chance d’avoir la place de devant, à côté du chauffeur !)

Nous ressortons ensuite pour manger au marché de nuit : tous pleins de stands de brochettes cuites au barbecue (poulet, porc, poisson, crustacé, …).

J49 lundi 24 février : La journée commence par une visite des marchés de Mawlamyine. Nous commençons par le nouveau qui se situe sous un grand préau où les gens vendent des accessoires de cuisine, des chaussures, des peluches ou des accessoires de pêche : bref un peu de tout ! 

Puis nous traversons la rue pour atteindre le vieux marché beaucoup plus sombre et avec de fortes odeurs de poissons. 

Nous sommes impressionnés car les gens portent des sacs de course ou de riz ou d’oignons sur leur tête. Certains sacs doivent peser plus de 20 kg !! 

Nous ressortons dans l’idée de nous balader en ville mais un chauffeur de tuk-tuk nous accoste et nous discutons un peu avec lui. Il est allé à l’école internationale donc il sait parler français, anglais, espagnol, allemand. Il nous propose d’aller voir des bouddhas couchés.

C’est parti pour 20 minutes de route rythmées par des musiques françaises : un peu de Christophe Maé, de Maître Gims, d’Aya Nakamura … Bref des grandes chansons françaises qui nous rappellent de bons moments en France. 

Nous arrivons à Bouddhas Win Sein où de très nombreuses statues de moines à la queue leu leu nous montrent le chemin. C’est déjà impressionnant mais nous sommes qu’au début de notre aventure du jour. 

Le guide du routard parlait d’une statue de 200m de long et 40m de haut mais nous sommes tout de même scotchés par la taille du Bouddha couché. Nous n’avons jamais rien vu de comparable et l’intérieur est visitable avec plusieurs salles représentants des scènes de guerre un peu gores ou de célébration un peu plus joyeuses. La construction de ce grand Bouddha couché a débuté en 1992 (quelle belle année 😊) mais l’intérieur n’a pas été fini et l’extérieur est déjà en rénovation.

En plus de cela, un autre grand Bouddha couché a été commencé en 2015 mais celui-ci est encore en construction et les travaux sont à l’arrêt pour cause de manque de financement… Dommage car ce dernier Bouddha devait faire 300 mètres de long !

Au moment de repartir, nous demandons à notre chauffeur quel autre arrêt il nous conseille : une montée sur un mont pour voir la vue ou bien un monastère où il est possible de voir les moines méditer. 

Nous voilà en route pour le monastère Pa-Auk pour voir les moines méditer. Ils le font quatre fois par jour de 4h à 5h30, de 7h à 9h, de 13h à 17h et de 18h à 21h.

Sur le chemin vers le monastère, nous passons devant une cérémonie de rasage de cheveux. En effet, les futurs moines sont rasés par leur maître avant de recevoir leur robe. 

Arrivé au pied du monastère, le chauffeur nous rappelle qu’il est interdit de parler ou de faire du bruit et nous prenons ensuite la direction de la salle de méditation. 

Il y a énormément de moines hommes dans ce bâtiment sur deux étages (les femmes ont un autre bâtiment). A l’entrée de la salle, il y a un panneau d’affichage avec des demandes de prières pour des personnes malades.

Certains moines sont sous moustiquaires pour que rien ne les dérange. C’était une sensation assez spéciale car il y avait beaucoup de personnes qui méditent dans un silence absolu et quasiment dans le noir. 

Nous n’avons pas souhaité nous installer pour méditer bien que cela soit ouvert à tous. Nous avons préféré faire le tour du bâtiment avant de repartir. 

Fait étrange : il y avait une balance à la sortie de la salle de méditation. Est-ce que méditer fait perdre du poids ?? Nous n’avons pas osé demander, mais ce qui est sûr c’est que voyager oui !! 

Nous sommes ensuite rentrés à l’hôtel avant de ressortir vers 17h pour voir un beau coucher de soleil à la pagode Kyaikthanlan en haut de la colline de Mawlamyine. 

Puis direction le marché de nuit pour manger local tout en buvant une bonne bière fraîche. 

J50 mardi 25 février : Aujourd’hui nous avons décidé de partir découvrir l’île Bilu, une grande île en face de Mawlamyine. Nous avons cherché des infos sur comment y accéder ; notre hôtel nous propose une virée en tuk-tuk pour 30 000 kyats, en faisant la visite des différentes fabriques artisanales sur l’île (travail du bois, fabrique de caoutchouc, tissage, …) qui sont dans le village principal. Mais nous avons aussi vu qu’il était peut-être possible de faire la traversée en bateau et de se débrouiller une fois sur l’île pour trouver un tuk-tuk ou un chauffeur de moto, mais ces infos datent d’il y a quelques années…

Nous arrivons au premier débarcadère, pas très convaincu de la faisabilité de la traversée. Nous croisons une personne qui nous salue et qui nous demande où nous allons. Lorsqu’il comprend que nous souhaitons aller sur l’île, il part discuter avec un de ses potes, revient vers nous et nous dit « ok. 3 000 kyats. Boat » 

Nous voilà dans une petite barque pour la traversée ! C’était trop facile en fait !! 

A 10 mètres de l’arrivée, le chauffeur s’arrête et nous comprenons qu’il a coincé son hélice dans un filet de pêche. Ni une, ni deux, nous dégainons notre couteau rouge dans l’optique de l’aider ! Mais il récupère une machette immense dans un bateau d’à côté et nous rangeons notre petit couteau discrètement qui ne fait clairement pas le poids… 

Nous débarquons sur l’île dans un petit village, et nous décidons de marcher à travers la campagne jusqu’au grand village. 

La balade est agréable, nous avons de beaux sourires de toutes les personnes que nous croisons ! Nous ne nous en lassons pas ! 

Le chemin, ou plutôt le fait de s’être trompé de route, nous mène devant une école primaire (nous l’avions entendue au loin, grâce au brouhaha que faisait les petits). En nous voyant à travers la fenêtre, les écoliers se sont précipités pour venir nous saluer. Certains ont même escaladé la fenêtre pour s’approcher du grillage et nous faire des coucous ! Il y en a même un avec qui j’ai (Thomas) fait un check (tapage de main) ! Le petit est parti en courant en criant de joie !! C’était vraiment drôle ! 

Nous continuons notre chemin vers un deuxième village. Un camion nous double et s’arrête en plein milieu de la route. Nous allons pour le contourner lorsque le chauffeur nous fait des signes de la main. Il a la bouche pleine de bétel (mélange de noix et tabac que les birmans chiquent toute la journée), donc ne parle pas un mot mais nous comprenons assez vite qu’il veut nous avancer sur la route. Nous montons donc dans la cabine avec lui, et il nous dépose au village ! C’est ça le Myanmar : la gentillesse et le service sans rien attendre en retour ! En tout cas, le trajet en camion aura été une première pour nous ! 

Nous continuons encore à marcher jusqu’au grand village, un peu fatigué de nos 14 km… Nous nous posons pour manger (oui il est 15h mais ici nous pouvons manger à n’importe quelle heure de la journée !) Vu la marche faite pour l’aller, nous n’allons pas faire le retour à pied ! Nous allons donc chercher un tuk-tuk pour nous ramener. Le souci, c’est que nous sommes sur une île où il n’y a que des petits villages. Autant dire que contrairement aux villes, les tuk-tuk ne courent pas les rues…

En visitant une fabrique d’objet en bois, nous croisons des français qui sont venus en tuk-tuk ! Nous discutons un peu avec eux, et ils nous proposent de partager leur tuk-tuk pour rentrer à Mawlamyine !! Génial, le voilà notre moyen de retour ! 

Le tuk-tuk n’est pas un véhicule très grand, nous sommes montés à trois derrière et Thomas est monté devant, à moitié sur le genou du chauffeur ! Mais ça passe ! 

Après un arrêt à un atelier de tissage et un arrêt à une pagode, nous prenons la direction du pont pour rejoindre la ville. D’un coup, le tuk-tuk s’arrête sur le bas-côté et fait demi-tour, en disant « police, police ». Il s’avère que les chauffeurs n’ont pas le droit de prendre plus de trois personnes (les règles doivent s’appliquer uniquement pour les touristes, car nous avons déjà vu des locaux dans un tuk-tuk beaucoup plus chargé que nous). En tout cas, nous faisons demi-tour, et le chauffeur demande à un de ses potes un autre chemin sans police ! Quelle aventure ! Mais cette journée ne s’arrête pas là ! 

Une fois à Mawlamyine, le chauffeur s’arrête pour nous déposer. Il nous reste encore 10 km avant de retourner à l’hôtel. Du coup, le chauffeur commence à discuter avec un mec à moto. Il revient vers nous, nous fait signe de monter tous les deux derrière le chauffeur de moto et nous partons, à trois sur la moto direction notre hôtel ! Le trajet n’était pas très confortable, mais c’était bien marrant ! 

Nous nous posons un peu à l’hôtel après cette belle journée. Et nous ressortons manger au marché un poisson grillé excellent ! 

J51 mercredi 26 février : Nous restons un peu à trainer à l’hôtel pour préparer notre passage de la frontière thaïlandaise du lendemain. Nous sortons juste manger le midi dans un resto local puis nous allons prendre un moka glacé et des gâteaux à une pâtisserie. L’intitulé d’un des gâteaux était tiramisu mais il n’avait rien d’italien à part le chocolat en poudre…

Nous ressortons manger dans un resto en cahute de bambou pour notre dernier repas du soir au Myanmar !

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