J55 dimanche 1er mars : aujourd’hui commence notre trek de deux jours en montagne où vit le peuple des Karens. 

Nous prenons un minibus avec sept autres personnes mais nous serons que quatre à faire celui de deux jours : deux polonais et nous. Nous nous arrêtons au marché pour que notre guide Chai, puisse acheter des provisions pour nos repas puis nous repartons direction la montagne. 

Nous commençons à marcher vers 10h30. Le guide est très intéressant et il n’hésite pas à s’arrêter pour nous parler de végétation ou des animaux/insectes. Il nous explique que les villages chassent les araignées et les serpents pour les manger. Mais le guide n’en aura pas trouvé pour nous faire gouter…

Durant ce trek, nous ne croiserons pas de champs d’opium, remplacés par des plantations de banane, de riz ou de citron… car depuis quelques années c’est interdit par le gouvernement. En effet, pendant très longtemps cette région était une zone de production d’opium, plus connus sous le nom Triangle d’Or à la frontière avec le Myanmar et le Laos. L’opium vient d’une plante (type coquelicot) cultivée par les minorités ethniques dans les montagnes qui l’utilisaient plus pour de la médecine que pour de la drogue. Ces échanges commerciaux ont atteint un niveau mondial et la région est devenue la plus grosse production mondiale d’opium.

Seulement, le gouvernement thaïlandais s’est rendu compte de l’impact néfaste de l’opium sur sa population (addiction, etc …) et a décidé de stopper la production en encourageant la production de banane, de riz, etc. Certains groupes ethniques continuent de cultiver de l’opium mais pour leurs propres utilisation médicale et ils cachent les plantations c’est pourquoi nous n’en avons pas vu.

En revanche nous allons voir de nombreuses araignées dont les plus grosses font la taille d’une main d’adulte. 

Nous verrons aussi de loin des éléphants et de plus près des buffles d’eau. 

Entre deux ascensions, nous avons aussi pu nous baigner dans des cascades et manger dans des feuilles de bananier. 

Le soir nous dormons dans une guest house d’un village et nous faisons à manger avec notre guide : soupe de légumes, curry de poulet, feuilles de salade sautées. Sans oublier le riz en accompagnement. 

Le guide a ensuite allumé un feu et nous avons pu boire des bières tous les cinq en écoutant ses histoires sur les montagnes et ses habitants.

Pour la petite anecdote, le guide nous a montré une araignée dans son nid juste à côté des toilettes. Elle était énorme !! Bilan : pas de pipi durant la nuit car l’araignée est susceptible de se balader en pleine nuit hors de son trou… 

Au beau milieu de la nuit, nous entendons d’assez près les cloches des buffles d’eau. Nous nous disons que c’est normal et qu’avec la nuit nous entendons mieux tous les bruits environnants. Quand le guide s’est levé en panique, nous avons compris que ce n’était pas normal et que les buffles d’eau étaient sortis de leurs enclos pour se faire un festin autour de la maison ! Malgré cela, nous avons bien dormi ! 

J56 lundi 2 mars : Le matin nous prenons le petit déjeuner au soleil et nous utilisons des tasses en bambou que le guide nous a fabriquées pour boire du thé du jardin.

Au moment de partir, c’est à dire vers 9h45, le guide veut nous faire goûter du whisky de riz fait dans le village. C’est pas mal, mais de bon matin ça brûle un peu la gorge…

Cette deuxième journée est plus dure pour plusieurs raisons. Premièrement nous sommes rejoints par cinq personnes (venues pour le trek de un jour), elles sont fraiches contrairement à nous et donc elles marchent très vite ! Et deuxièmement, il fait très chaud et ça ne s’arrange pas avec les fortes descentes que nous faisons. 

Nous nous baignons durant la pause du midi avant de repartir direction le minibus.

Au final nous aurons marché 15km le dimanche puis 11km le lundi mais avec le dénivelé, nous l’avons trouvé plus dur que celui du Myanmar. Les paysages étaient en revanche plus variés, moins secs grâce au cours d’eau qui passe dans la forêt et à travers quelques champs. Dès que nous nous éloignons de l’eau, nous retrouvions les paysages secs comme au Myanmar ainsi que la fumée des feux des fermiers. 

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